vendredi 21 février 2014

Solidarité contre la répression en Russie pendant comme après les JO de Sotchi

Solidarité contre la répression en Russie pendant comme après les JO de Sotchi
19 février 2014 par Secrétariat international

http://www.alternativelibertaire.org/?Solidarite-contre-la-repression-en,5733







A Sotchi, de nombreuses et nombreux militants de gauche, anticapitalistes, syndicalistes, écologistes sont emprisonnés ou en instance de jugement. Des milliers d’ouvriers serbes sans papiers ont été expulsés sans ménagement après la fin des travaux. Les habitantes et les habitants sont spoliés. Les lesbiennes, gay, bi et trans font l’objet de persécutions spécifiques...

Pour le régime dictatorial russe, les Jeux Olympiques de Sotchi sont l’occasion de mettre en scène sa puissance et ce d’autant mieux qu’il est cautionné par les nombreux états amis, le mouvement olympique et les firmes transnationales qui sponsorisent cette compétition.

Pour cela, il entend étouffer tout type de contestation. Rassemblements et manifestations sont interdits par décret pour toute la durée des JO. Cela étant dit ces interdictions et le bâillonnement des libertés constituent une règle permanente en Russie. Et le pouvoir compte sur les JO pour faire silence sur ses agissements liberticides.

De nombreux militant-e-s de gauche, anticapitalistes, syndicalistes, écologistes sont emprisonnés ou en instance de jugement.

Ils et elles sont réprimé-e-s par le pouvoir du fait de leur participation en 2012 aux mobilisations de masse contre les élections présidentielles truquées par l’état poutinien. Pour elles et eux, il est très important que durant les JO protestations et manifestations de solidarité se fassent entendre.

Les lesbiennes, gay, bi et trans font l’objet de persécutions spécifiques (loi contre la « propagande homosexuelle »). De même, ce pouvoir criminel tolère voire encourage les mouvements d’extrême droite qui ont assassiné ces dernières années de nombreux immigré-e-s et militant-e-s antifascistes.

Par ailleurs rappelons également l’expulsion il y a plus de deux mois de 5.000 travailleurs sans papiers serbes qui ont travaillé pour construire les infrastructures des JO de Sotchi et ont été renvoyés dans leur pays sans même avoir été payés un seul rouble malgré leurs protestations. Cette surexploitation et cette oppression rappellent celle des ouvriers immigrés du Qatar.

Cette violence de l’Etat et du capital, on la retrouve à travers l’expulsion d’habitant-e-s de Sotchi pour faire place à certains aménagements sportifs. Pendant toute la durée des JO, la frontière entre la Russie et l’Abkhazie située à 4 km de Sotchi est fermée par les autorités russes sous prétexte de sécurisation et de lutte antiterroriste. Ainsi la dictature russe empêche les travailleurs-ses frontaliers abkhazes de se rendre à leur travail et les paysans pauvres de ce pays de vendre leurs produits alors que la région de Sotchi est leur seul débouché.

Enfin précisons que les aménagements nécessaires à l’organisation de ces JO ont aussi été réalisés au prix de la destruction d’une forêt, d’une partie de la montagne entourant Sotchi et de la pollution des rivières aux alentours. Pour couronner le tout, ces JO comme les autres génèrent des milliards d’euros de dépenses, l’augmentation des prix au détriment de la satisfaction des besoins des populations.

La dictature russe se maintient au pouvoir du fait d’un régime policier empêchant toute expression libre et démocratique, mais il faut aussi souligner que cela est possible grâce au silence et à la complicité des états occidentaux, des firmes transnationales et du mouvement sportif (cf. déclaration du numéro 2 de la FIFA expliquant que la FIFA préfère travailler avec des pouvoirs dictatoriaux comme la Russie et le Qatar qui accueillent la coupe du monde de football respectivement en 2018 et en 2022).

Plusieurs actions ont eu lieu en France le 1er février à l’initiative de mouvements de défense des droits humains et le 5 février dans le monde pour les droits des LGBT. En janvier, plusieurs mouvements de la gauche anticapitaliste russe ont appelé à se mobiliser contre la répression dont ils et elles font l’objet.

Aujourd’hui nous voulons :
- rompre le silence et exprimer notre solidarité avec les victimes de la répression en Russie ;
- dénoncer le régime de dictature en Russie, mais aussi le soutien qui lui est apporté par le Comité international olympique du fait même de l’organisation des JO à Sotchi dont les enjeux sont avant tout économiques, financiers et politiques, et par les états qui font le choix d’y envoyer leurs représentants politiques à cette occasion ;
- exiger la libération de tous les prisonniers politiques
- exiger l’abrogation de la législation antihomosexuelle, ainsi que toutes celles qui contreviennent à la liberté d’expression (pétition, presse, rassemblement, manifestation, réunion, grève...).

Premiers signataires : Les Alternatifs, Alternative libertaire, Ensemble – Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire, Gauche anticapitaliste, Nouveau parti anticapitaliste, Solidaires

mercredi 29 janvier 2014

Meeting unitaire à Nîmes, le mercredi 19 février, autour du 20ème anniversaire du soulèvement zapatiste au Chiapas.

Le 1er janvier 1994, les communautés zapatistes créent la surprise avec un soulèvement armé et l’occupation de sept villes du Chiapas. Le « Ya Basta ! » zapatiste a ébranlé le Mexique et le monde entier.
Depuis 1994, les communautés zapatistes construisent leur autonomie en s’organisant elles-mêmes, en répondant aux besoins des peuples indiens en matière de santé, d’éducation, d’agriculture, de culture, en créant des structures démocratiques incluant tous les habitants et en se dotant des moyens nécessaires à leur défense. Le 21 décembre 2012, 40 000 zapatistes ont créé la surprise en occupant cinq des principales villes du Chiapas... dans l’indifférence totale des médias français.
Cette année, ils ont invité des milliers de personnes du monde entier à connaître de plus près leur expérience en partageant la vie des villages rebelles, à l’occasion de « l’Escuelita zapatista ». Vingt ans ont passé et les zapatistes sont toujours là !
Nous avons décidé de fêter en 2014 le vingtième anniversaire du soulèvement zapatiste pour briser le mur du silence des médias et informer largement sur cette expérience de résistance et d’alternative au capitalisme.
Pour nous, ce n’est pas un modèle à reproduire tel quel mais un encouragement et une expérience qui enrichit nos luttes.

Manifestation le 1er Février à Nîmes - Droits des femmes à l'IVG et solidarité avec les femmes espagnoles

Communiqué de presse

Le COLLECTIF GARDOIS DES DROITS DES FEMMES ET DE LA MARCHE MONDIALE ,PCF ,PG ,NPA ,Ensemble, Alternative Libertaire ,CGT, FSU, Solidaires, Planning Familial, ATTAC, Cimade…

Appellent à un rassemblement le Samedi 1 Février 2014 à 11 heures devant la Maison Carré à NIMES pour :

-lutter pour une Europe où toutes les femmes pourraient disposer librement de leur corps sans contrainte étatique et religieuse ,et qui intègre ces droits à la Charte européenne des droits fondamentaux
-soutenir le combat des femmes espagnoles pour conserver l’acquis qu’elles ont gagné de haute lutte

N’oublions pas qu’ une femme meurt toutes les 9 minutes d’un avortement clandestin dans le monde !



L'appel:


Non à la régression des droits des femmes en Espagne et ailleurs !
La liberté face à l’obscurantisme !
2014 : pour nos droits, pour nos choix !

Les féministes espagnoles organisent une manifestation à Madrid le 1er février
Mobilisons nous pour les soutenir
Manifestons partout ensemble SAMEDI 1° FEVRIER
11h – NIMES – rassemblement Maison Carré


20 décembre 2013, le gouvernement espagnol Rajoy veut annuler la loi autorisant l’avortement, rappelant les sombres heures du franquisme.
Il revient sur la loi obtenue en 2010 qui légalisait l’avortement jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée (22 pour raison médicale) au mépris des recommandations des textes internationaux de l'Organisation Mondiale de la Santé et de l’Organisation des Nations Unies.
Renouant avec des pratiques qui dénient la liberté de choix aux femmes au mépris des droits humains fondamentaux, il annonce clairement son projet de société : maintenir les femmes dans un statut social étroit et de soumission.

Cette attaque du gouvernement espagnol s’inscrit dans l’offensive européenne des opposants aux droits des femmes comme l’a illustré en décembre 2013 le rejet du rapport Estrela par le Parlement européen (rapport sur la santé et les droits reproductifs traitant de l'accès aux contraceptifs et à l'avortement, de la procréation médicalement assistée, de l'éducation sexuelle et de la liberté de conscience). Ce rapport proposait que l'avortement soit de la compétence de l'Union européenne, encourageant ainsi tous les états membres à l'autoriser.

Ce refus d’accepter le droit des femmes à disposer de leur corps, cette persistance à les considérer comme des sous citoyennes incapables de décider par elles-mêmes désigne l’enjeu : quelle société voulons-nous ?

Le combat des femmes, des forces démocratiques et associatives espagnoles pour ce droit fondamental est le nôtre, et nous le soutiendrons ici et ailleurs car il est le combat de celles et ceux qui veulent l’égalité entre les femmes et les hommes.

Il rejoint les luttes que nous avons menées et que nous continuons à mener dans notre pays. Car, si le droit à l'avortement est bien inscrit dans la loi française, la concrétisation du droit à travers des centres d'avortement nombreux, permettant un accueil et des soins de qualité, n'est toujours pas assurée de manière satisfaisante dans toutes les régions.

C'est aussi un soutien à toutes les femmes obligées de se rendre dans une autre région ou dans un autre pays parce que là où elles vivent l'accès à l’avortement est difficile, voire interdit.

Nous appelons à :
- Lutter pour une Europe où toutes les femmes pourraient disposer librement de leur corps sans contrainte étatique et religieuse, et qui intègre ces droits à la Charte européenne des droits fondamentaux ;
- Soutenir le combat des femmes espagnoles pour conserver l’acquis qu’elles ont gagné de haute lutte.
Non à l'ordre moral qui veut gérer nos vies. Oui à nos droits, tous nos droits
et à la liberté de choix d'avoir un enfant ou non

Premiers signataires : Collectif Gardois des droits des femmes :PCF, PG ,NPA, Ensemble, Alternative Libertaire , CGT ,FSU, Solidaires , Planning Familial, ATTAC , Cimade ….

mardi 28 janvier 2014

IVG : Mon utérus, mon choix, ta gueule !!

Quand le droit à l’avortement disparaît ou est plus difficile d’accès, les avortements ne disparaissent pas, des femmes meurent et souffrent. Alternative libertaire manifestera le 1er février avec les autres féministes de France en soutien aux femmes espagnoles en lutte et pour la défense du droit à l’avortement libre, gratuit et sûr partout dans le monde.

la suite ici

TRACT IMPRIMABLE :

mercredi 15 janvier 2014

Dieudonné-Valls : ni peste ni choléra !


Communiqué fédéral d'alternative libertaire








Geste essentiellement homophobe à l’origine [1], la « quenelle » de Dieudonné s’est vue conférée, au bout de plusieurs semaines d’emballement médiatique, une connotation antisémite que personne ne peut plus ignorer.

Dieudonné, n’est plus, depuis longtemps, qu’un démagogue réactionnaire.

Mais il est un autre réactionnaire, Place Beauvau, qui a décidé de lui faire la guerre. Le ministre de la Stigmatisation des Roms, Manuel Valls, pense-t-il ainsi se faire le défenseur des Lumières contre l’obscurantisme ?

Entre la peste et le choléra, Alternative libertaire ne choisit pas.

L’« antiracisme » de la classe politique et médiatique est à géométrie variable. Il y a unanimité pour condamner l’antisémitisme de Dieudonné. Mais le reste de l’année, bien peu s’offusquent de l’humour teinté de racisme d’autres « artistes » franchouillards. Pourquoi, tant qu’il y est, l’État n’interdit-il pas Éric Zemmour, dont les propos ont régulièrement soulevé l’indignation ? D’un côté on brandit la menace de la censure et de l’autre on prétend préserver la liberté d’expression. Y aurait-il un racisme légal et un racisme illégal ?

Une autre idée pénible véhiculée par l’affaire Dieudonné est que l’antisémitisme en France viendrait des habitants des quartiers populaires d’origine immigrée – en particulier « les Arabes » ou « les musulmans ». Rappelons que le cercle des fans de Dieudonné est bien plus large. Il suffit de voir le public de la Main d’Or ou du Bal des quenelles pour s’en convaincre. D’ailleurs Dieudonné et son idéologue, Alain Soral, ne sont pas arabes, ni spécialement amis des musulmans ! Soral republie les livres les plus emblématiques du vieil antisémitisme catholique, comme La France juive de Drumont, s’oppose à la construction de minarets et conspue les « islamo-racailles » tout en faisant l’apologie de l’Algérie française et en légitimant les violences policières. Dieudonné n’hésite pas, lui, à faire des vidéos avec le leader skinhead fasciste Serge Ayoub, déjà condamné pour des violences anti-Maghrébins.

Pour finir, Dieudonné et Soral sont très proches du FN, un parti qui fantasme sur « l’islamisation de la France » et qui, selon sa présidente Marine Le Pen, a « toujours été un parti sioniste » !

À propos de sionisme… Comme Dieudonné et ses acolytes drapent leur antisémitisme maladif d’un alibi antisioniste, d’autres réactionnaires vont être tentés, par amalgame, de salir l’ensemble du mouvement de soutien à la Palestine. Peine perdue. Cela fait longtemps que l’ensemble de la gauche propalestinienne s’est démarquée du triste sire.

Qu’est-ce qui l’intéresse au bout du compte ? Les juteux dividendes que lui rapporte son merchandising nauséabond, et qui lui valent à présent une enquête pour blanchiment d’argent.

Ne nous laissons pas abuser par l’imposteur de la Main d’or, ni par l’imposteur de la Place Beauvau. Ce n’est pas par la censure d’État qu’on fera reculer l’extrême droite… surtout quand cet État mène lui-même des politiques xénophobes. Le combat antiraciste est universel. La solidarité de classe est son fondement.

Alternative libertaire, le 15 janvier 2014

[1] Il assimile la sodomie non un acte sexuel mais un acte de viol et d’humiliation.

vendredi 18 octobre 2013

On garde Leonarda et Khatchik, et on expulse le gouvernement


tract à télécharger ici


Jeudi 17 octobre, les lycéennes et lycéens d’une vingtaine d’établissements parisiens mais également de plusieurs autres villes (Grenoble, Avignon, Mende...) se sont mobilisés pour dénoncer les expulsions de de camarades en situation irrégulière, dont celle de Leonarda et de Khatchik survenues il y a peu. La manifestation parisienne a rassemblé plusieurs milliers de personnes.

Khatchik, du lycée Camille-Jenatzy (Paris 18e) a été expulsé vers l’Arménie samedi 12 octobre car il n’avait pas de titre de séjour.
Leonarda, arrêté par la police en pleine sortie scolaire, a été expulsée avec toute sa famille en direction du Kosovo, le lundi 9 octobre.

Le gouvernement écolo-socialiste, Manuel Valls en tête, s’inscrit tristement dans la continuité des politiques raciste et xénophobes de l’époque Sarkozy. Les protestations en demi-teinte de certains pontes du PS, devant le tollé provoqué par ces expulsions, ne doivent pas faire illusion. En tentant de faire passer ces expulsions pour des « dérives », des « bavures », des « accidents » ils espèrent masquer la terrible réalité de la politique du PS : celle de la stigmatisation et de la répression de « boucs émissaires » (immigré-e-s, Roms).

Mais pourquoi cette surenchère dans le racisme ? Pour masquer sa soumission aux riches et au patronat, et les politiques antisociales qui vont avec, pardi !

Du PS au FN, en passant par l’UMP ce sont les mêmes discours à quelques nuances près : il vaut mieux tirer sur celles et ceux qui souffrent le plus de la violence économique et sociale du capitalisme que de s’attaquer aux vrais problèmes des millions de salarié-e-s, retraités, chômeurs et chômeuses de ce pays.

Pourtant ce ne sont ni les immigré-e-s, ni les Roms qui réduisent les salaires, qui cassent les retraites ou qui augmentent les prix ou les loyers. Ce sont les capitalistes et leurs laquais politiciens.

Faible avec les fort, fort avec les faibles, tel est la devise de ce gouvernement fantoche. Il est temps que ça cesse !

La mobilisation des lycéennes et des lycéens est un encouragement dans une période ou la surenchère raciste et les politiques d’austérité font le terreau de l’extrême droite. Cette mobilisation ne doit pas s’arrêter là mais s’élargir pour enfin mettre un coup d’arrêt à l’acharnement contre les immigré-e-s, les sans-papiers et les Roms.

Alternative Libertaire soutient toutes celles et ceux qui s’opposent à ces expulsions !

Amplifions la mobilisation ! Dans les lycées, les facs, les entreprises et les quartiers, unissons-nous contre les politiques racistes et antisociales !

Solidarité avec Khatchik et Leonarda ! Régularisation de toutes et tous les sans-papiers !

Branche Jeunesse d’Alternative libertaire

publie 18 octobre 2013 par Secrétariat Jeunesse

Pourquoi le FN monte et pourquoi il faut le faire reculer



Dimanche 13 octobre, le candidat Front national a remporté l’élection cantonale de Brignoles (Var) avec près de 54 % des voix. La victoire électorale de ce petit bureaucrate fasciste se déroule dans un climat particulièrement inquiétant : montée des idée d’extrême droite partout en Europe et des violences criminelles qui vont avec (meurtres et agressions de militant-e-s, d’immigré-e-s, d’homosexuel-les), baisse des luttes sociales et découragement des exploité-e-s face au rouleau compresseur capitaliste.

Au lendemain du premier tour, le 6 octobre, il était de bon ton de relativiser le gros score du front national au premier tour. Certes le Front national ne progressait pas en nombre de voix par rapport aux précédentes élections cantonales. Pourtant son score, ajouté à celui d’un dissident d’extrême droite du Parti de la France (9 % des voix) était suffisamment élevé pour qu’on s’en inquiète. Par ailleurs, pourquoi aurait-il fallu en conclure qu’une part non négligeable des abstentionnistes ne voyaient pas d’un bon œil ce score ? La victoire du FN au second tour est venue confirmer cette inquiétude.


Parti au passé criminel...

Comment se fait-il, qu’aujourd’hui, tant de personnes en arrivent à placer leurs espoirs dans un parti qui pourtant porte en lui un passé criminel (celui de la collaboration, de la torture en Algérie, de l’assassinat de Brahim Bouarram) et qui incarne un futur synonyme de haine, de division et d’écrasement pour toutes et tous les travailleurs ?

Ce score électoral s’explique par deux raisons principales :

Une montée des idées d’extrême droite alimentée par une classe politique qui, pour masquer sa soumission aux riches et aux patrons – et les politiques antisociales qui vont avec –, stigmatise les plus exclu-e-s (immigrés, jeunes, Roms). Du PS au FN, en passant par l’UMP ce sont les mêmes discours à quelques nuances près : il vaut mieux tirer sur celles et ceux qui souffrent le plus de la violence économique et sociale du capitalisme que de s’attaquer aux vrais problèmes des millions de salarié-e-s, retraités, chômeurs et chômeuses de ce pays. Pourtant ce ne sont ni les immigré-e-s, ni les Roms qui réduisent les salaires, qui cassent les retraites ou qui augmentent les prix ou les loyers. Ce sont les capitalistes et leurs laquais politiques.
Un désespoir causé par les difficultés sociales et économiques. Beaucoup se jettent dans les bras du FN en pensant que ce parti incarne un espoir à travers ses solutions démagogiques : politique nationaliste, sortie de l’euro, etc. Ceux et celles-là se trompent. Et si le FN arrive au pouvoir un jour, la gueule de bois risque d’être violente.


...et parti capitaliste


Derrière de pseudo discours antilibéraux, Le Pen père et fille ont toujours défendu la liberté d’entreprendre, la chasse aux organisations syndicales, les cadeaux aux patrons... à condition que ceux-ci soient français. Le FN est un parti capitaliste dirigé par des millionnaires. Le nationalisme du FN signifie seulement que ce parti entend nationaliser le capitalisme. Capitalisme français, capitalisme international ou européen le résultat est le même pour le peuple : exploitation économique, vie chère pour les salarié-e-s. Que nous importe d’engraisser par notre travail un capitaliste chinois ou un capitaliste français ? Ce que nous voulons c’est la destruction de cette exploitation. Ce que nous voulons, c’est le pouvoir pour toutes celles et ceux qui triment au quotidien.








Alternative Libertaire met en garde celles et ceux qui par désespoir se jetteraient dans les bras du FN ou qui, pour "sanctionner la classe politique", seraient tentés de le faire. Voter FN ce n’est pas faire entendre sa voix. C’est au contraire l’éteindre définitivement sous le bruit de bottes du fascisme.

Alternative Libertaire défend au contraire la solidarité des exploité-e-s. Le système est pourri, la classe politique est corrompue. Le seul espoir des exploité-e-s réside dans leur union et leur capacité à lutter concrètement toutes et tous ensemble contre le capitalisme. Dans nos quartiers, nos entreprises, nos écoles, universités, unissons nous contre le péril fasciste et l’exploitation capitaliste.


Alternative libertaire, le 17 octobre 201

samedi 28 septembre 2013

Les Rroms, boucs-émissaires des politiciens

Les Rroms, boucs-émissaires des politiciens

La campagne des municipales a commencé et les politiciens surenchérissent dans le racisme.
Pour deux raisons : ils pensent que ça caresse l’électorat dans le sens du poil (quel mépris !) et, pendant que les médias parlent de ça, ils ne les interrogent pas sur le chômage, la pauvreté et la répartition des richesses.
L’objet des propos les plus vils est variable : une semaine les musulman-es, une semaine les Rroms.
Il y a environ 20.000 Rroms de l’Est en France. L’Europe a créé une règlementation spéciale pour eux : ils et elles ont le droit de venir mais pas de travailler. Pas de revenus, pas le logements sociaux, une migration par groupes, et voilà les conditions de la création des bidonvilles dont politiciens et médias parlent tant.
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Les mensonges s’accumulent. L’extrême droite, par la bouche de Manuel Valls, affirme que les Rroms ont vocation à rentrer dans leurs pays d’origine ou qu’ils ne veulent pas, à quelques familles près, s’intégrer.
Logiquement, puisque Valls donne le la du gouvernement en la matière, les expulsions des terrains et bidonvilles sont massives et en nombre croissant : en 2012, plus de 11.000 personnes ont été évacuées de leurs lieux de vie ; pour le premier semestre 2013, c’est plus de 10.000. Et cet été, plus de 3.700 personnes ont perdu leurs (précaires mais existants) lieux de vie.
Ne nous laissons pas berner et distraire. Les ennemis, ce sont les banques, les capitalistes et les gouvernants, pas les personnes pauvres et étrangères !
Alternative libertaire, le 26 septembre 2013

jeudi 19 septembre 2013

DÉBAT SOLIDAIRES 30 LES ENJEUX DE LA REFORME DES RETRAITES ET LA RIPOSTE SYNDICALE A CONSTRUIRE





JEUDI 26 SEPTEMBRE

A 19H A L'AUDITORIUM PABLO NERUDA A NIMES




Solidaires 30 était partie prenante de toutes les initiatives départementales unitaires le 10 septembre à Uzès, Alès et Nîmes. 

Il s'agissait pour nous d'affirmer haut et fort notre opposition à une nouvelle réforme des retraites pondue par un gouvernement Hollande, gouvernement de "Gauche", dont la réforme ne fait qu'enfoncer le clou de la réforme précédente du gouvernement Sarkozy.

Dans le débat actuel sur les enjeux de cette réforme, il y a quelque chose d'indéfinissable et de très important. En effet, comment ne pas noter que cette question des retraites est en fait le carrefour de toute la situation sociale actuelle et pour aller plus loin d'une conception de ce que doit être notre vie, et plus généralement, les valeurs de la  société dans laquelle on évolue.

Ce débat induit plusieurs questions simples mais lourdes de sens : 

La vie ne s'arrête-elle qu'au travail ? Ou plus succinctement, pour reprendre le mot d'ordre de l'intersyndicale alésienne : Doit-on «perdre sa vie à la gagner ?».

Est-il anormal de profiter de la vie avant qu'il ne soit trop tard, après des décennies de travail salarié : leur lot de stress, de médicaments anti-dépresseurs,  d'accidents, de fatigue, d'obéissance ?

Ne peut-on pas profiter réellement de nos cotisations ? Pour les jeunes qui y voient une garantie ? Pour les plus vieux qui y voient un repos ?

C'est le point de départ de la question des retraites ! C'est ce que nous avons arraché par nos luttes !

Sarkozy parlait de la valeur travail (l'enfumage du travailler plus pour gagner plus) : là aussi est la Question !Le travail est dans la valeur de ce que nous produisons,  et , pour les patrons, le coût de ce travail salarié doit être le plus faible possible.  

Après les cadeaux au patronat, le gouvernement actuel prépare une nouvelle contre-réforme. Et si nous combattons ce qu'il propose, nous devons aussi combattre ce qu'il ne propose pas : la révision, le retrait de la réforme de 2010.                                                                                

En 2010, pourtant les partis qui sont actuellement au Gouvernement participaient parfois à nos cortèges. Et ils sembleraient dire aujourd'hui que la contre-réforme de Sarkozy, la contre-réforme du Medef (plus exactement !) était inévitable !

Nous n'accepterons pas en 2013 ce que nous avons refusé en 2010 ! 

L'objectif de ce gouvernement est clair : la soumission au diktat du Capital, et de la troika (FMI, Banque mondiale, U.E), poursuivre la même logique d'austérité des gouvernements précédents, la même logique de baisse du coût du travail au nom de la sacro-sainte compétitivité.

L'objectif du gouvernement Hollande est dans la même veine que celui de ses prédécesseurs :
- La casse des retraites par répartition
- La casse des droits sociaux
- La casse, en un mot, des conquêtes ouvrière

Face à cette nouvelle régression sociale, la mobilisation est nécessaire contre le Gouvernement Hollande et le Medef . La journée de grève et de mobilisation du 10 septembre est, pour nous, un début de processus de mobilisation sociale.

Mais comment continuer à combattre efficacement cette nouvelle contre-réforme sans une riposte à la hauteur de son enjeu ? 

Pour notre part, selon nos responsabilités, nous mettons encore en avant, à l'instar du dernier conflit de 2010 contre la réforme Sarkozy-Fillon la grève générale - l'unité syndicale nécessaire - la grève reconductible, en fait, décidée démocratiquement par les assemblées générales de grévistes ! 
Nous proposons à la discussion des salarié(e)s en lutte cet outil que les anciens  n'ont pas hésité à utiliser. Et c'est par cela qu'ils ont obtenu des acquis que les patrons et les gouvernements successifs sont en train de nous retirer les uns après les autres.

En tout état de cause, cette réforme  est pour nous  ni négociable, ni amendable. Il faut que nous exigions, tous ensemble, son retrait ! Sans oublier le retour aux 60 ans et aux 37,5 d'annuités.

Afin de comprendre et approfondir ensemble les enjeux de cette réforme et afin de construire ensemble le rapport de force syndical et interprofessionnel nécessaire pour nous opposer à cette logique,   nous vous invitons tous et toutes à participer 26 septembre à Nîmes à la Réunion publique, organisée par Solidaires 30, en présence de Gérard Gourguechon de l'UNIRS-Solidaires, à l'Auditorium de Pablo Neruda à 19h. 

Gérard Gourguechon qui le lendemain animera l'assemblée générale des retraités de Solidaires 30, toujours à Pablo Néruda, de 9 H à 17 H, salle 2. 

mercredi 28 août 2013

Retraites : c'est reparti pour un tour !



Le projet du gouvernement pour une nouvelle réforme des retraites a été annoncé hier soir. Issu des préconisations du rapport Moreau, il se situe dans la continuité des réformes libérales précédentes (2003, 2010) : le projet est toujours d’augmenter la durée de cotisation progressivement (jusqu'à 43 ans) et de faire payer les travailleuses et les travailleurs encore davantage. La conséquence, dans un contexte de chômage massif et de précarité croissante, ce sera une baisse de fait des pensions.

Le gouvernement espère faire passer en douceur cette réforme. Il a donc promis quelques « contreparties » : prise en compte de la pénibilité au travail, augmentation très limitée des pensions les plus faibles et augmentation de la durée de cotisation « seulement » à partir de 2020... Ces contreparties ont déjà convaincu la CFDT (qui n'est, il est vrai, pas très difficile à convaincre...) mais elles ne sont rien à côté de la destruction du système de retraite qui continue.

D’un autre côté le gouvernement promet de nouveaux cadeaux fiscaux aux patrons, ce qui n'empêche pas ces derniers, par la voix du Medef, de se plaindre que la réforme ne va pas assez loin et que le « coût du travail » étouffe la création de richesses par les « entrepreneurs ». Pourtant, le problème, ce n'est pas le coût du travail, mais le coût du capital, qui ponctionne une part toujours plus grande des richesses produites sur le dos de ceux et celles qui triment.

Le 10 septembre a lieu une première journée de mobilisation à l’appel de quatre syndicats (Solidaires, FSU, FO et CGT). De la réussite de cette journée dépendra les suites d’un éventuel mouvement. C'est à nous toutes et tous, travailleuses, travailleurs, étudiants, chômeurs, précaires, avec nos syndicats et nos organisations de lutte, de nous mobiliser pour ne pas rater ce rendez-vous. Alternative libertaire sera là !

Alternative libertaire, le 28 août 2013

Consulter en ligne le tract d'Alternative Libertaire

Télécharger le tract en pdf en cliquant sur l'image




MANIFESTATION le 10 septembre
A NIMES 15h RDV aux Jardins de la Fontaine